Sylvielin's Blog

Chen Chieh-Jen : une pratique artistique comme moyen de résistance

texte par Sylvie Lin

Né en 1960 à Taoyuan à Taïwan, Chen Chieh-Jen a débuté sa pratique artistique dans les années quatre-vingt, l’époque où la loi martiale était encore en vigueur dans le pays. Dans cette ambiance lourde et contrôlée, Chen Chieh-Jen et certains artistes menaient des performances, parfois dans la rue, qui représentaient une provocation par rapport au système politique.

〔Extrait du texte original〕

Entre 1987 et 1996, l’artiste s’est effacé de la scène artistique. A partir de 1996, il a repris son activité artistique, cette fois avec la photographie numérique. Dans la série intitulée ‘Revolt in the Soul & Body (Révolte dans l’âme et dans le corps)’, l’artiste s’approprie des photographies d’archives de supplices en y intégrant les images de son propre corps. Ces photographies retravaillées ont pour intérêt d’examiner les questions du regard, du pouvoir, de l’histoire et de la mémoire. Surtout, elles attirent notre attention sur ceux qui sont photographiés, c’est-à-dire les exécutés ou les torturés. Finalement, c’est les rapports entre le photographe et le photographié, entre le colonisateur et le colonisé et entre le dominant et le dominé qui sont au cœur des recherches de l’artiste.

(Texte écrit et présenté à l’occasion de projection des films de l’artiste au 9 mars 2011 au Cinéma Le Méliès à Paris, dans le cadre de ‘Que faire? art/film/politique proposé par Le Peuple Qui Manque (http://www.lepeuplequimanque.org/2011/9-mars-2011).)

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